Gemmes de couleur


IMPACT sur les gemmes de couleur


Dans l’esprit de notre action tournée vers l’instauration d’une chaîne d’approvisionnement en diamants à la fois légale et libre de conflits qui profite aux mineurs artisanaux et à leurs communautés, nous agissons aussi pour les gemmes de couleur.


Qu'est-ce qu'une gemme de couleur?

Les gemmes de couleur dont font partie le rubis, l’émeraude et le saphir sont toutes des pierres non diamantifères. Mais avec les diamants, ces gemmes forment collectivement les quatre pierres précieuses en raison de leur valeur relativement élevée par rapport aux pierres semi-précieuses comme le péridot, le grenat, la topaze, l’agate, la turquoise et l’améthyste.

Où trouve-t-on les gemmes de couleur?

Il y a des gemmes de couleur partout dans le monde. L’émeraude se trouve essentiellement en Colombie, au Brésil et en Zambie de nos jours. Même si les pierres de rubis se trouvent aussi sur presque tous les continents, c’est souvent en Asie et en Afrique qu’on les extrait. Quant aux gisements de saphir, bien qu’on en rencontre en Afrique, en Australie et aux États-Unis, ils sont surtout concentrés en Asie du Sud-Est.

Comment extrait-on les gemmes de couleur?

L’extraction des gemmes de couleur se fait soit par voie souterraine, soit en surface. L’extraction en surface est une activité industrielle nécessitant un important équipement, qu’il s’agisse d’exploitation hydraulique, de carrières, à ciel ouvert ou en découverte. L’extraction en surface demande aussi beaucoup de main-d’œuvre pour certaines activités telles que le lavage à la batée des alluvions, lesquelles sont généralement plus informelles et réalisées par des exploitants miniers artisanaux. L’extraction souterraine suppose quant à elle de creuser de profonds tunnels verticaux à l’aide d’explosifs comme de la dynamite. Selon la Banque mondiale, les orpailleurs dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle extraient une grande part des gemmes de couleur, dont environ 80 % des pierres de saphir.

À quoi les gemmes de couleur servent-ils?

Le terme « gemme de couleur » évoque bien souvent pour nous des pendentifs arborant une pierre de naissance ou d’autres bijoux. Pourtant, ces pierres nous entourent peut-être plus que nous le pensons. Si les gemmes de couleur servent le plus souvent à confectionner des bijoux, elles ont beaucoup d’autres usages industriels. La topaze est fréquemment utilisée pour son pouvoir abrasif dans des produits comme des tampons à récurer ou des broyeurs. L’opale sous forme de poudre se cache dans certains engrais et isolants; elle sert aussi d’ingrédient absorbant dans des médicaments et produits cosmétiques. Quant au rubis, il entre parfois dans la fabrication de technologie au laser permettant d’enlever des tatouages, par exemple.

Gemmes de couleur, sécurité, et droits de la personne

Petites, offrant une bonne valeur et faciles à transporter, les gemmes de couleur sont prisées par les contrebandiers.

Partout dans le monde, elles sont souvent extraites par des exploitants miniers artisanaux travaillant de manière informelle, sans réglementation. Des conditions qui sont propices à l’exploitation des communautés minières et au commerce illicite par des groupes armés.

Dans les mines aux mains de groupes armés, certains droits de la personne sont bafoués, sans compter les conditions de travail dangereuses, les enfants au travail et la violence fondée sur le genre qui y sont constatés.

Si le lien entre les gemmes de couleur et le financement de conflits n’est pas si bien étayé, il demeure néanmoins de nombreux exemples de groupes armés ou de gouvernements ayant exploité ces ressources dans leur propre intérêt, comme les Khmers rouges du Cambodge avec le saphir, ou encore l’armée du Myanmar avec le jade.

L’extraction artisanale des gemmes de couleur est par ailleurs associée à d’importants dommages environnementaux, notamment la pollution de l’eau et la déforestation. Et comme c’est le cas avec d’autres minéraux, même si les gemmes de couleur abondent dans certains pays un peu partout dans le monde, cette richesse et leur valeur se traduisent rarement par des retombées durables pour les exploitants miniers et leurs communautés, le gros des profits de l’exploitation des gemmes étant réalisé après qu’elles ont été exportées, taillées et polies.



Nous révélons

Nous révélons

Par nos travaux de recherche, nous cernons les catalyseurs du commerce illicite des minéraux susceptibles d’engendrer des conflits, dont les gemmes de couleur. Nous ciblons les réseaux impliqués dans la contrebande, examinons en quoi le laxisme des contrôles, dans les pays et les pôles commerciaux, a pour effet de faciliter le commerce illicite, puis nous formulons des recommandations en vue favoriser la formalisation du secteur de l’extraction minière artisanale.

Nous menons aussi des analyses au regard de la traçabilité et du devoir de diligence relativement à la chaîne d’approvisionnement en gemmes de couleur.

Nous innovons

Nous innovons

Nous avons participé à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives pour le secteur privé qui prônent la transparence et l’exercice du devoir de diligence au sein du secteur des gemmes de couleur, notamment le Guide OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque.

Nous assurons le développement des capacités et la sensibilisation des décideurs, de la société civile et du secteur privé quant à leur obligation de conformité avec le Guide OCDE sur le devoir de diligence. Avec les parties prenantes, nous mettons aussi au point des stratégies pour renforcer les contrôles et ainsi enrayer le commerce illicite.

Nous nous engageons

Nous nous engageons

Notre mission d’enrayer le commerce illicite des gemmes de couleur comporte un important volet de communications entre les parties prenantes pour mettre de l’avant la traçabilité et le devoir de diligence, mais aussi pour veiller à ce que les exploitants miniers artisanaux et leurs communautés retirent les bénéfices des minéraux.

Nous faisons partie du Groupe de travail multipartite sur les pierres précieuses (GTM-PP), une concertation de décideurs, d’entreprises privées et de représentants de la société civile soucieux de renforcer l’exercice du devoir de diligence au regard des pierres précieuses, notamment les gemmes de couleur.

Enfin, nous conscientisons et informons les consommateurs sur l’origine des gemmes de couleur qui les entourent.


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