30 ans d'impact

30 années : L’histoire d’IMPACT

1986

Création de Partenariat Afrique Canada

Le Canada annonce le lancement du fonds « Afrique 2000 » pour appuyer des organismes communautaires africains et s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté. Partenariat Afrique Canada (PAC)—maintenant IMPACT—voit le jour comme coalition de groupes de la société civile canadienne, chargée de consacrer à des projets de développement à long terme en Afrique 75 millions de dollars sur cinq ans, octroyés par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), et de favoriser des partenariats entre des organismes à but non lucratif en Afrique et au Canada.

1990

Croissance de Partenariat Afrique Canada

Croissance de Partenariat Afrique Canada

La coalition compte à présent 91 membres votants et 28 observateurs; le conseil d’administration accueille maintenant des membres africains afin de faire entendre la voix de toutes les parties intéressées. Au début de la quatrième année d’activité de PAC, 47 millions de dollars ont été affectés à des projets; on a approuvé 136 projets outremer — dont 59 ont des volets tant en Afrique qu’au Canada — et 132 au Canada. Les projets canadiens sont axés sur la sensibilisation de la population canadienne aux enjeux du développement en Afrique.

1991

Annonce par l’ACDI du deuxième mandat de financement quinquennal

Annonce par l’ACDI du deuxième mandat de financement quinquennal

PAC annonce son deuxième mandat de financement quinquennal, d’une valeur de 75 millions de dollars, de l’Agence canadienne de développement international. La coalition élabore son premier plan stratégique à long terme, qui met l’accent sur le renforcement de la gouvernance interne des organisations, la participation populaire, le genre et l’environnement.

1993

Partenariat Afrique Canada devient un organisme à but non lucratif indépendant

Partenariat Afrique Canada devient un organisme à but non lucratif indépendant

Sur le plan juridique, PAC, qui était une coalition hébergée par le Conseil canadien pour la coopération internationale, devient un organisme à but non lucratif indépendant. À la fin de l’année, PAC avait approuvé des projets d’une valeur de près de 30 millions de dollars et comptait 112 membres votants et 25 observateurs.

1994

L’ACDI coupe malgré tout le financement de Partenariat Afrique Canada

Face à la menace de compressions du budget de l’aide étrangère, PAC réclame publiquement que le premier ministre et les députés maintiennent le financement, par le gouvernement fédéral, du développement en Afrique. L’ACDI coupe malgré tout le financement de PAC. L’année suivante, le bureau de PAC ferme ses portes et l’organisme remercie son personnel.

1996

Partenariat Afrique Canada se restructure

Partenariat Afrique Canada se restructure

L’organisme se restructure et réoriente sa stratégie pour appuyer des partenaires au moyen de solutions axées sur la recherche et l’élaboration de politiques, notamment en intervenant par l’entremise de forums internationaux. Lors de l’assemblée générale annuelle, on fait consensus sur les nouvelles structures et mission de PAC. La nouvelle structure du conseil prévoit autant de membres africains que canadiens.

1998

Partenariat Afrique Canada ouvre un bureau en Éthiopie

PAC ouvre un bureau à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour s’assurer que la société civile africaine ait véritablement une voix au nouveau chapitre de PAC. Le bureau est un carrefour qui permet l’échange d’information et d’idées, qui renforce les compétences des membres en matière de dialogue sur les politiques et qui organise des ateliers de formation. Pour inaugurer le bureau, PAC offre, à 20 partenaires qui interviennent sur le terrain partout en Afrique, un atelier sur le renforcement de la collaboration à tous les niveaux.

Partenariat Afrique Canada entreprend des recherches sur les diamants en Sierra Leone

Partenariat Afrique Canada entreprend des recherches sur les diamants en Sierra Leone

Le Network Movement for Justice and Development (NMJD), en Sierra Leone, s’adresse à PAC pour procéder à une enquête conjointe sur les causes profondes du conflit prolongé que connaît ce pays, y compris le commerce des diamants. Treize groupes — dirigés par l’équipe de recherche de PAC — mènent l’enquête, qui aura par la suite de profondes conséquences économiques, sociales et politiques pour la Sierra Leone et à l’échelle planétaire.

2000

Partenariat Afrique Canada commence à étudier la mauvaise gestion des ressources

Partenariat Afrique Canada commence à étudier la mauvaise gestion des ressources

PAC amorce de vastes recherches sur la sécurité humaine, la consolidation de la paix et la mauvaise gestion des ressources naturelles en Afrique et partout sur la planète. Au cours de la décennie suivante, PAC publiera plus de 30 rapports dans quatre langues. À mesure que son corpus de recherche prend de l’ampleur, PAC se fait connaître comme chef de file de la recherche sur le terrain, une recherche qui débouche sur des recommandations applicables en matière de politiques.

Partenariat Afrique Canada publie Le cœur du problème

Partenariat Afrique Canada publie Le cœur du problème

PAC publie Le cœur du problème: La Sierra Leone, les diamants et la sécurité humaine, qui établit pour la première fois le rapport entre les diamants et le financement des conflits. Le rapport constate que des forces rebelles de la Sierra Leone font passer en contrebande de grandes quantités de diamants au Libéria en échange d’armes. Les constatations sont diffusées par des médias internationaux tels que la BBC, le New York Times et Vanity Fair; elles provoquent l’indignation chez les consommateurs.

2002

Partenariat Afrique Canada appuie la société civile dans sa lutte contre le commerce illicite des ressources naturelles

Les premières coalitions de la société civile africaine voient le jour pour lutter contre le commerce illicite des ressources naturelles. En Sierra Leone, la Campaign for Just Mining, menée par le NMJD, présente au gouvernement des recommandations sur la réforme du secteur minier. Le CENADEP, en République démocratique du Congo (RDC), organise un atelier qui débouche sur la création d’un réseau national d’organisations résolues à mettre un terme au pillage des ressources naturelles du RDC. PAC fournit du soutien et du renforcement des capacités à ces deux organismes.

Signature du Processus de Kimberley pour mettre un terme au commerce des diamants de conflit

Signature du Processus de Kimberley pour mettre un terme au commerce des diamants de conflit

Le Système de certification du Processus de Kimberley (SCPK) est signé à Interlaken, en Suisse, par plus de 50 gouvernements, l’industrie du diamant et un petit groupe d’ONG — dont PAC. Le Processus de Kimberley (PK) contrôle le commerce des diamants bruts pour s’assurer qu’aucun diamant de conflit n’entre dans la chaîne d’approvisionnement légal. PAC mène les efforts pour s’assurer que l’accord soit non seulement signé, mais qu’il soit crédible et fasse l’objet d’un suivi indépendant.

2003

Partenariat Afrique Canada est mis en nomination pour le prix Nobel de la paix

Partenariat Afrique Canada est mis en nomination pour le prix Nobel de la paix

Au moment où le SCPK entre en vigueur, PAC devient un membre fondateur du système, où il représente la société civile. Le sénateur américain Patrick Leahy et les membres du Congrès Tony P. Hall et Frank R. Wolf présentent la candidature de PAC pour le Prix Nobel de la paix en raison des efforts que déploie l’organisation pour mettre un terme au commerce des diamants de conflit.

2005

Partenariat Afrique Canada met en relief les faiblesses du PK dans le contexte de l’exploitation minière artisanale

Partenariat Afrique Canada met en relief les faiblesses du PK dans le contexte de l’exploitation minière artisanale

Global Witness et PAC publient conjointement Rich Man, Poor Man — un rapport qui met au jour les faiblesses du PK dans le contexte de l’exploitation minière artisanale. Le rapport formule des recommandations pour la réforme du PK et jette les bases d’un nouveau programme de PAC, l’Initiative diamant et développement (IDD), qui cherche avant tout à s’assurer que les diamants favorisent le développement des mineurs artisans et de leurs collectivités. Deux années plus tard, l’IDD devient un organisme à but non lucratif indépendant, avec lequel PAC continue de collaborer.

2006

Les chefs d’État de la CIRGL signent le pacte de sécurité, de stabilité et de développement

Les chefs d’État de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) — l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie — signent le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, qui met en œuvre la Déclaration de Dar es-Salaam pour lutter contre les causes profondes du conflit et les contraintes au développement dans la région. PAC commence à conseiller la CIRGL sur l’élaboration de protocoles régionaux pour lutter contre l’exploitation illicite des ressources. PAC a appuyé l’engagement de la société civile dans la CIRGL depuis sa création deux années plus tôt.

La recherche de Partenariat Afrique Canada mène à l’exclusion volontaire du Venezuela du PK

PAC publie des rapports de recherche sur le terrain portant sur le commerce des diamants dans plusieurs pays, y compris le Brésil, le Venezuela et le Guyana. Des constatations faites au Venezuela révèlent que 100 % des diamants sont illicites et le gouvernement est contraint de se retirer du PK. Au Brésil, les constatations amènent la police à suspendre toutes les expéditions de diamants de février à septembre.

2008

La recherche de Partenariat Afrique Canada attire l’attention sur les violations des droits de la personne dans les mines de diamants du Zimbabwe

De concert avec d’autres membres de la Coalition de la société civile du PK, PAC appelle à la suspension du Zimbabwe du PK. Cet appel fait suite à des enquêtes, y compris un rapport de PAC, qui ont révélé des violations des droits de la personne commises par le gouvernement dans les champs de diamants de Marange. Le gouvernement suspend les ventes de Marange jusqu’à ce que le Zimbabwe puisse démontrer une amélioration de la reddition de comptes et de la sécurité, et qu’il fournisse des preuves que les diamants de la région sont libres de conflit. Le rapport de suivi de PAC, en 2012, met en lumière la corruption et préconise la reddition de comptes dans les contrats miniers octroyés à Marange. Le président du Zimbabwe admet finalement, en 2016, que la corruption et la mauvaise gestion ont engendré une perte de15 milliards de dollars de revenus tirés des diamants pour le pays.

Partenariat Afrique Canada lance Publiez ce que vous payez Canada

Partenariat Afrique Canada lance Publiez ce que vous payez Canada

PAC lance Publiez ce que vous payez (PCQVP) Canada et héberge le groupe. La coalition fait partie d’un réseau mondial d’organisations de la société civile qui préconise un accroissement de la transparence dans le secteur de l’extraction, au pays et à l’étranger, pour permettre aux citoyens d’obliger leurs gouvernements à rendre des comptes relativement à la façon dont ils gèrent la richesse tirée de leurs ressources naturelles.

2010

Partenariat Afrique Canada collabore avec la CIRGL pour élaborer le Protocole sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles

De concert avec la société civile locale, PAC continue de plaider en faveur des interventions contre les minéraux de conflit et collabore avec la CIRGL pour élaborer le Protocole sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles afin de mettre un terme au commerce des minéraux susceptibles de susciter des conflits. En raison de l’accroissement des pressions exercées par des groupes de pression internationaux, les États-Unis adoptent la Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act. La loi Dodd-Frank exige que toutes les sociétés inscrites en bourse aux États-Unis, de même que la Securities Exchange Commission, dévoilent si les minéraux sont extraits en République démocratique du Congo ou dans des pays voisins et, le cas échéant, comment ces pays s’assurent que les bénéfices tirés de ces minéraux ne profitent pas à des groupes armés.

Partenariat Afrique Canada contribue au développement de Guide OCDE sur le devoir de diligence

Le Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque est lancé; il renferme des recommandations demandant au secteur privé d’aider à respecter les droits de la personne dans leur approvisionnement en minéraux. PAC agit comme conseiller et contribue à l’élaboration du Guide; l’organisation est membre d’un groupe de pilotage multipartite chargé de faire avancer sa mise en œuvre.

Les chefs d’État de la CIRGL signent la Déclaration de Lusaka

Onze chefs d’État de la CIRGL signent la Déclaration de Lusaka, qui marque l’approbation officielle de six outils pour lutter contre l’exploitation illégale et le commerce des minéraux de grande valeur liés aux conflits dans la région des Grands Lacs de l’Afrique : les 3T (l’étain, le tantale et le tungstène) et l’or. PAC commence à offrir du soutien technique à la CIRGL pour mettre ces outils en œuvre; un mémorandum d’entente vient officialiser cette relation.

2011

Partenariat Afrique Canada publie un rapport qui donne un aperçu de la certification des 3TO dans les Grands Lacs

PAC publie Contrer la malédiction des ressources : Mise en œuvre du Mécanisme de certification de la CIRGL pour les minéraux susceptibles de susciter des conflits, pour montrer comment la certification régionale des 3T peut réussir, en se fondant sur les leçons tirées d’autres mécanismes de certification, y compris le SCPK. À mesure que progresse la mise en œuvre, la principale coalition internationale de l’industrie de l’électronique annonce qu’elle reconnaît la certification de la CIRGL comme un mécanisme régional crédible pour vérifier l’origine des minéraux de grande valeur liés au conflit.

2013

Partenariat Afrique Canada appuie la mise en œuvre du Mécanisme régional de fixation de la CIRGL

Partenariat Afrique Canada appuie la mise en œuvre du Mécanisme régional de fixation de la CIRGL

PAC collabore avec la CIRGL pour faire progresser la certification des minéraux susceptibles de susciter des conflits, en rédigeant les normes du Mécanisme régional de certification. Le Mécanisme et ses normes, qui seront adoptés par tous les membres de la CIRGL, s’harmonisent avec le Guide de l’OCDE sur le devoir de diligence. Après une formation offerte par PAC sur les inspections des sites miniers et les procédures d’exportation, le Rwanda délivre son premier Certificat régional de la CIRGL; la République démocratique du Congo suit en 2014.

2014

Le Canada adopte la Loi sur les mesures de transparence dans le secteur extractif

À la suite d’une vaste campagne menée par PCQVP-Canada et d’un dialogue avec l’industrie et des responsables des politiques, le Canada adopte la Loi sur les mesures de transparence dans le secteur extractif. La loi exige que les sociétés extractives canadiennes respectent des exigences de déclaration obligatoire.

Partenariat Afrique Canada attire l’attention sur les failles dans les contrôles à l’importation des EAU

PAC publie Tout ce qui brille n’est pas or : Dubaï, le Congo et le commerce illicite des minéraux de conflit, une des premières enquêtes portant sur les échappatoires dans les contrôles des importations qui permettent que de l’or de contrebande entre dans la chaîne d’approvisionnement légale. Le rapport examine aussi les prix de cession des diamants africains à Dubaï.

Lancement de l’Approche régionale du fleuve Mano pour renforcer la conformité au PK

L’approche régionale de l’Union du fleuve Mano à l’égard de la mise en œuvre du Processus de Kimberley est lancée en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Libéria. Le groupe entend harmoniser les politiques entre les pays et élaborer une stratégie concertée pour mettre un terme au commerce illicite des diamants dans la région. PAC est un membre fondateur de ce groupe, où il représente la société civile et à qui il offre des conseils techniques et stratégiques.

Partenariat Afrique Canada lance un nouveau projet de recherche sur les femmes dans l’exploitation minière artisanale

Partenariat Afrique Canada lance un nouveau projet de recherche sur les femmes dans l’exploitation minière artisanale

PAC lance un nouveau projet de recherche en collaboration avec l’Université Carleton et le Development Research and Social Policy Analysis Center (DRASPAC), en Ouganda, pour examiner le rôle des femmes dans le secteur de l’exploitation minière artisanale dans la région des Grands Lacs. Le projet constitue la première étude multinationale approfondie sur le rôle des femmes dans le secteur; il s’inscrit dans les travaux de PAC visant à assurer une intégration pleine et entière du genre dans les initiatives de gouvernance des ressources naturelles.

2015

Partenariat Afrique Canada prend de l’expansion et ouvre des bureaux dans les Grands Lacs

PAC ouvre des bureaux en Ouganda et en République démocratique du Congo pour appuyer le travail de ses partenaires en matière de promotion de la gouvernance des ressources naturelles dans la région des Grands Lacs. L’équipe de PAC s’agrandit aussi à Ottawa.

Partenariat Afrique Canada lance le projet Or Juste

Partenariat Afrique Canada lance le projet Or Juste

PAC fait fond sur un premier projet pilote réalisé en 2013 et lance le projet Or juste, qui vise à mettre au point un système équitable, autonome et durable pour que de l’or licite, traçable et libre de conflit en provenance de sites d’exploitation minière artisanale en République démocratique du Congo soit vendu sur les marchés internationaux. Le projet Or juste est présenté comme un modèle de mise en œuvre du devoir de diligence en RDC.

2016

La Coalition de la société civile du PK annonce le boycottage de la présidence du PK

La Coalition de la société civile du PK annonce le boycottage de la présidence du PK — les Émirats arabes unis— en raison de contrôles internes laxistes et d’une relation antagoniste avec la société civile. Pour la première fois de son histoire, la société civile est absente d’une réunion intersession du PK et aussi de la plénière.

2017

Présentation d’IMPACT

Présentation d’IMPACT

Célébrant 30 ans, PAC entreprend un processus de réflexion stratégique. Après plus d’un an de consultations avec le personnel, les membres du conseil d’administration antérieurs et actuels, les partenaires et les différentes parties prenantes, l’organisation affine son identité, sa mission, sa vision et son approche de la gestion des ressources naturelles. Les consultations amènent aussi la plus grande transformation à ce jour: un nouveau nom qui reflet le changement actif de l’organisation sur le terrain et sa portée internationale qui s’est développé au fil des années. Trois décennies d’expertise, de partenariats et de recherches ont donné forme à PAC vers l’organisation qu’elle est devenue aujourd’hui. On vous présente IMPACT.