26 août 2026 Kolwezi, République démocratique du Congo

IMPACT a officiellement lancé le projet Coexister pour durer : Stabilité et sécurité des communautés minières en République démocratique du Congo. La cérémonie a réuni des autorités provinciales, des coopératives minières, des entreprises industrielles, la société civile et les médias. Financé par le gouvernement du Canada, ce projet de vingt-quatre mois vise à renforcer la cohabitation entre l’exploitation artisanale et l’exploitation industrielle du cuivre et du cobalt dans le Lualaba et le Haut-Katanga.

Dans ces deux provinces, la rareté des espaces artisanaux autorisés et viables, la présence d’activités artisanales sur ou à proximité de concessions industrielles et des mécanismes de dialogue encore fragiles peuvent alimenter les incompréhensions et les tensions. Coexister pour durer veut aider les parties prenantes à mieux comprendre leurs droits et leurs responsabilités, à disposer d’informations fiables et à dialoguer dans un cadre plus structuré.

Trois axes d’action

Le projet agit sur trois axes complémentaires. Le premier porte sur la légitimité, la gouvernance et la représentativité des coopératives minières afin de renforcer leur capacité de dialogue avec les entreprises industrielles. Le deuxième axe porte sur la participation des parties prenantes à la gestion de l’accès aux espaces miniers autorisés et sur les situations de superposition entre exploitation artisanale et industrielle. Le projet étudiera notamment les possibilités, les limites et les modalités d’application de l’article 30(e) du Code minier pour mieux comprendre les conditions d’une cohabitation plus sûre et mieux organisée. Le troisième vise à redynamiser le dialogue multipartite entre coopératives, entreprises, autorités, société civile et communautés afin de soutenir des solutions fondées sur des faits.

Pour Félicien Mbikayi, Représentant pays de IMPACT en RDC, « La cohabitation ne se décrète pas. Elle se construit lorsque les acteurs disposent d’un cadre sûr pour se parler, comprendre leurs responsabilités et transformer les tensions en solutions crédibles. »

Un mandat clairement défini

Le projet facilite le dialogue sans se substituer aux autorités compétentes. Il n’attribue ni site, ni titre, ni terrain. Il ne garantit pas l’accès à une concession industrielle et ne tranche pas les litiges individuels. Son rôle est d’accompagner les acteurs, de renforcer les capacités et de soutenir des échanges fondés sur le droit applicable et les réalités du terrain.

La suite après le lancement

Sur vingt-quatre mois, le projet prévoit notamment d’accompagner vingt coopératives minières et de contribuer à l’établissement ou au renforcement d’un cadre multipartite de gestion des conflits miniers. Les prochaines étapes associeront les autorités, les entreprises minières, les coopératives, la société civile et les communautés à des diagnostics, des analyses, des activités de renforcement des capacités et des espaces de dialogue dans le Lualaba et le Haut-Katanga.

L’objectif est de créer des conditions plus favorables à une meilleure compréhension des règles, à un dialogue régulier entre les parties prenantes et à une cohabitation plus sûre et durable entre exploitation artisanale et industrielle.

Date de publication

août 2026

Pays

République Démocratique du Congo

Domaine d’intervention

Commerce et financement illicites, Réforme réglementaire et juridique, Transparence de la chaîne d’approvisionnement

Ressource naturelle

Cobalt et cuivre

Coordonnées du contact médias

Micvil Ciombe

mciombe@impacttransform.org